Débat – La 7ème édition de #rmsconf a eu lieu mardi 10 octobre 2017. Avec près de 800 participants, l’événement a connu, une fois encore, un franc succès auprès des professionnels du recrutement.

Alors que la journée soulevait une multitude de débats et de questionnements autour du thème de cette édition 2017 : « Talents : Acquisition, intégration, évolution », Manpower a choisi de zoomer sur l’une des conférences de cet événement : « A l’heure du digital, non, les cabinets de recrutement ne sont pas morts ! ». Alors, quand le digital devient un outil de recrutement pour les entreprises, quelle valeur ajoutée les cabinets de recrutement offrent-ils ?

Un métier d’humanité, qui ne rejette pas la technologie

« Nous faisons un métier d’humanité. C’est cette relation humaine qui fait notre différence face au digital », introduit Anne-Marie Deblonde, Consultante Executive Search chez Grant Alexander Group. Si le relationnel est au cœur de ce métier, les cabinets de recrutement ont malgré tout bien conscience de l’essor des outils digitaux : « Nous avons conscience de la transformation qui s’opère, et nous y participons : nous sommes équipés de technologie moderne digne des grands groupes, et nous visons toujours plus de performance ».

Une expertise au service d’un enjeu capital pour les entreprises : les talents

Marie-Laure Collet, CEO chez Abaka, aborde quant à elle le sujet des honoraires des cabinets. S’ils peuvent parfois rendre frileux les clients « ils répondent à une logique, car le bien le plus précieux d’une entreprise, ce sont ses collaborateurs.».

De plus, pour évaluer et identifier les talents, il faut permettre aux recruteurs de se former pour rester à la pointe des meilleures pratiques, les équiper avec des solutions innovantes, et être à la fois rigoureux, méthodique et créatif, ce qui représente des charges importantes, justifiant une partie des honoraires des cabinets.

Repérer un talent est un vrai savoir-faire

« Aujourd’hui, les cabinets de recrutement n’ont plus le monopole des viviers », explique Cécile Boulaire, responsable des opérations chez Manageria. En effet, grâce à l’usage des réseaux sociaux, une entreprise peut contacter directement des candidats potentiels.

Pourtant, contrairement aux idées reçues « repérer un talent sur un réseau social et réussir à l’accompagner relève d’un véritable savoir-faire ».

Les cabinets de recrutement apportent de nombreuses valeurs ajoutées que la technologie n’est pas en mesure de remplacer :

  • La définition des besoins : le rôle du cabinet est de confronter le besoin du client à la réalité d’un marché, d’un écosystème, et à la disponibilité des candidats.
  • Le sourcing : « Par notre réseau, nos connaissances, nous raccourcissons le temps de sourcing », explique Cécile Boulaire.
  • L’évaluation : le cabinet de recrutement prend en compte tout un écosystème pour évaluer les talents : « Notre rôle n’est pas juste d’évaluer un savoir, mais d’évaluer la compétence disponible à l’instant T. »
  • La sélection : le client peut ensuite choisir son collaborateur parmi une liste de 3 ou 4 candidats, fournie par le cabinet de recrutement.
  • L’intégration : le cabinet de recrutement s’engage envers l’entreprise jusqu’à l’intégration du collaborateur et peut intervenir et rechercher un autre candidat au besoin.

Ajoutons que les outils digitaux peuvent être un facteur de discrimination important. Sur les réseaux sociaux, les champs sémantiques utilisés sur les profils sont parfois flous, et « il est nécessaire de prendre du recul face à la technologie car beaucoup d’informations détournent des vraies problématiques », conclue Cécile Boulaire.

 


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